La nutrition est-elle une solution à la sclérose en plaques ?

La nutrition est-elle une solution à la sclérose en plaques ?

La nutrition est-elle une solution à la sclérose en plaques ?

La sclérose en plaques est une maladie qui est considérée dans l’esprit populaire comme une maladie « très grave », voire « mortelle », où le patient oscille entre « pourquoi cela n’arrive qu’à moi ? » et « à quoi est due cette maladie ? » entre « comment puis-je m’en sortir ?» et « comment puis-je améliorer ma qualité de vie au-delà du traitement ? »

La sclérose en plaques est une altération auto-immune ciblant le système nerveux central constitué du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs optiques.

Cette maladie est auto-immune, car elle résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’attaque aux constituants normaux de l’organisme. Elle est plus fréquente chez les femmes du fait que les maladies auto-immunes sont généralement de prédominance féminine.

Cette maladie chronique s’accentue souvent avec le temps, mais évolue lentement. Bien qu’elle soit contrôlée, elle est rarement guérie. Malgré que les facteurs génétiques sont favorables au développement de la sclérose en plaques, cette maladie n’est pas considérée héréditaire puisque certains facteurs environnementaux exercent une influence sur son déclenchement. 

Parmi les symptômes de cette maladie, on trouve :

  1. Une fatigue extrême
  2. Une faiblesse
  3. Des fourmillements
  4. Des troubles de la sensibilité
  5. Des troubles de la vision
  6. Des troubles urinaires 
  7. Des troubles de la fonction cognitive et des sauts d’humeur
  8. Etc.

L’évolution de la sclérose en plaque se manifeste en 2 phases :

1- La première phase débute vers la trentaine en moyenne et représente 85% des formes de début. Les symptômes apparaissent épisodiquement, c’est-à-dire en quelques heures ou en quelques jours, puis disparaissent.

2- La seconde phase débute vers la quarantaine en moyenne et se manifeste par des symptômes responsables des handicaps fonctionnels.

Comment prendre en charge la sclérose en plaques ? 

La connaissance de la maladie, de ses facteurs de risque, de ses modes d’action et d’évolution permettent de trouver des traitements efficaces et accessibles pour le patient, malgré la complexité que représente la prise en charge de nos jours.  

Une prise en charge est basée sur un traitement des poussées, un traitement des symptômes et un traitement de fond avec l’utilisation des immunomodulateurs et des immunosuppresseurs.

Cette pathologie nécessite l’intervention de plusieurs acteurs : neurologues spécialisés, kinésithérapeutes, psychologues, infirmières spécialement formées…  

La prise en charge de la sclérose en plaques ne se limite pas à la délivrance d’un traitement de fond. Le suivi prend aussi en compte de nombreux paramètres parmi lesquels la compréhension de la maladie et des traitements pour le patient, la surveillance d’effets indésirables potentiellement graves, la prise en charge des symptômes, l’accompagnement psychosocial, etc.

Des conseils hygiéno-diététiques qui sont souvent proposés :

En cas de constipation, il est conseillé d’éviter les aliments favorisant la constipation et de privilégier les aliments riches en fibres (légumes verts, pain complet, etc.) Une hydratation régulière et suffisante (environ 2 litres par jour) est également recommandée. 

Une activité physique régulière adaptée, comme la marche, permet d’accélérer le transit. Il est conseillé au patient de se présenter régulièrement à la salle tous les jours, à la même heure, de préférence le matin après le petit-déjeuner et après avoir bu un grand verre d’eau froide.

En cas de troubles urinaires, le patient doit boire 1.5 litres de liquide par jour, répartis depuis le matin jusqu’à deux heures avant de se coucher. Il est également recommandé d’éviter les boissons diurétiques le soir (thé, café, alcool). 

Pour limiter le risque de survenue d’infections urinaires, il est conseillé également d’utiliser des savons à pH neutre pour la toilette intime et éviter le port de vêtements serrés.

Pour diminuer la fatigue, il est préférable d’éviter les bains chauds et toute autre source de chaleur pouvant accentuer la fatigue. Planifier sa journée, aménager des moments de repos et avoir un rythme de sommeil régulier permettent de conserver son énergie et de rabaisser ainsi la fatigue. La pratique d’une activité physique adaptée permet de lutter contre le déconditionnement physique en améliorant l’état physique et en réduisant la fatigue.

Un régime pour réduire les symptômes de la sclérose en plaques :

Dans l’ouvrage « L’alimentation ou la 3ème médecine » de Dr Seignalet, on décrit les bienfaits du régime visant à réduire les symptômes de la sclérose chez des dizaines de patients. Dr Seignalet suggère, en cas de sclérose, l’exclusion absolue du lait, de tous les aliments transformés et des céréales alimentaires. Il suggère également de favoriser la consommation d’aliments d’origine végétale et de manger des aliments crus ou ayant subi des cuissons douces. 

Ce régime part du principe que l’alimentation moderne déséquilibrée perturbe l’équilibre de l’organisme tout entier.

D’après Dr Seignalet, la consommation de lait et ses dérivés (beurre, fromages, crème, glaces,yaourt) par les adultes ne convient pas à leurs métabolismes. Il postule également que les protéines animales sont ingérées alors que notre corps n’est pas programmé pour les recevoir.

En ce qui concerne la cuisson, chimiquement, un aliment en cours de cuisson voit ses molécules s’agiter, se casser et s’assembler avec d’autres molécules. Ces molécules vont se retrouver dans notre organisme pour être décomposées par nos enzymes qui ne sont pas programmées pour reconnaître ces molécules issues de cuisson. Un doute est donc émis sur les conséquences de leur passage dans l’organisme en après avoir passé la barrière intestinale.

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Mariem Jendoubi
Mariem Jendoubi
Rédactrice

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