La variole du singe : l’histoire du nouveau virus et comment se prévoir

La variole du singe : l’histoire du nouveau virus et comment se prévoir

La variole du singe : l’histoire du nouveau virus et comment se prévoir

La variole du singe : C’est quoi ?

La variole du singe ou virus « Monkeypox » est une maladie infectieuse, qui passe de l’animal à
l’homme, due à un virus.

Cette maladie est apparue dans les années 1950 chez le singe et le premier cas humain remonte à
1970 en République démocratique du Congo.

En 2003, une épidémie a envahi les États-Unis. Ce fut la première fois que la maladie a été observée
en dehors de l’Afrique. Les patients ont attrapé la maladie suite à un contact étroit avec des chiens
de prairie qui eux avaient été infectés par divers petits mammifères importés dans le pays. Au total, il
y avait 81 cas signalés avec zéro décès enregistré.

En 2017, le Nigeria a connu la plus grande épidémie documentée, environ 40 ans après que le pays
ait connu ses derniers cas confirmés de Monkeypox. Il y avait 172 cas suspects de Monkeypox, et
75% des victimes étaient des hommes âgés de 21 à 40 ans

2022 : La variole du singe est de retour :

Depuis le début du mois de mai, des cas sont recensés en Angleterre.

Le premier rapporté par l’Agence britannique de sécurité sanitaire le 7 mai est celui d’un
homme revenant d’un voyage au Nigéria. Au 23 mai, 3 cas confirmés de Monkeypox ont été
rapportés en France, selon Santé Publique France. Des cas sont aussi recensés en Belgique, Italie,
Portugal, Espagne, Suède, Autriche, Canada, Etats-Unis.

Quels sont les symptômes ?

Les premiers symptômes sont la fièvre, les maux de tête, les gonflements, les douleurs dorsales, les
douleurs musculaires et l’apathie générale.

Une fois la fièvre disparue, une éruption cutanée peut se développer, commençant souvent sur le
visage, puis s’étendant à d’autres parties du corps, principalement les mains et les pieds.
Parmi de nombreux cas actuels, des personnes ont signalé l’apparition de l’éruption dans la zone
génitale.

Comment éviter d’être infecté ?

La variole du singe peut se propager lorsqu’une personne est en contact étroit avec une personne
infectée. Le virus peut pénétrer dans l’organisme par des lésions cutanées, par les voies respiratoires
ou par les yeux, le nez ou la bouche.

Elle n’a pas été décrite auparavant comme une infection sexuellement transmissible, mais elle peut
être transmise par contact direct lors d’un rapport sexuel.

La propagation peut se faire par :

  • Contact avec des vêtements portés par une personne infectée (y compris la literie ou les serviettes)
  • Contact direct avec des lésions ou des croûtes sur la peau du patient
  • La toux ou les éternuements d’une personne infectée

C’est pourquoi les autorités sanitaires recommandent de ne pas porter de vêtements et de ne pas
avoir de contacts étroits avec des personnes susceptibles d’être malades.

Hygiène et prévention :

Les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) rappellent que le lavage des
mains reste une action décisive contre ce virus.

« Pratiquez une bonne hygiène des mains après tout contact avec des animaux ou des humains
infectés. Lavez vos mains avec de l’eau et du savon ou utilisez un désinfectant pour les mains à base
d’alcool », recommande le CDC.

La Cleveland Clinic rappelle qu’en Afrique, la maladie est devenue plus fréquente chez les enfants, les
parents doivent donc appliquer ces précautions aux mineurs également.

Bien qu’elle n’ait pas encore été détectée chez les animaux, d’autres épidémies de variole du singe
sont apparues chez certaines espèces transportées d’Afrique.

C’est pourquoi la Cleveland Clinic recommande généralement de bien cuire tous les aliments qui
contiennent de la viande ou des parties animales.

Certains experts en santé publique ont également recommandé aux personnes qui voyagent à
l’étranger d’être attentives aux recommandations des autorités locales et de suivre les instructions et
protocoles en place, s’ils existent, afin d’éviter toute contagion potentielle.

En Tunisie :

Le directeur de l’Institut Pasteur de Tunis, Dr. Hechmi Louzir, a affirmé, lundi 23 mai 2022, dans une
déclaration sur Shems Fm, qu’aucun cas de variole du singe n’a été enregistré à ce jour en Tunisie.
Hechmi Louzir a appelé les tunisiens à ne pas paniquer et que la situation ne ressemble en rien à
celle vécue dans le pays suite à la pandémie du Covid-19.

Il a précisé que ce virus de la variole du singe est bien connu. Il poursuit en disant que les cas
enregistrés à travers le monde restent minimes jusqu’à maintenant (environ 120 cas) et que la
contagion n’est pas largement répandue.

À ce sujet, il a déclaré que la contagion se fait par inhalation, par le toucher ou les rapports sexuels,
en ajoutant qu’il est conseillé de porter le masque et de prendre les précautions nécessaires, sachant
que la situation est bien suivie par les instances concernées.

Un traitement possible ?

Il n’existe pas de traitement pour la variole du singe, mais les épidémies peuvent être contrôlées par
la prévention de l’infection.

La vaccination contre la variole s’est avérée efficace à 85 % pour prévenir la variole du singe, et elle
est encore utilisée.

Selon certains reportages, l’Espagne se prépare à commander des milliers de doses de vaccin
antivariolique à utiliser contre la variole du singe.

Les experts pensent qu’une vaccination en amont d’une exposition à la variole du singe peut
contribuer à prévenir la maladie ou à la rendre moins grave.

Si vous présentez des symptômes, isolez-vous et, une fois rétabli, lavez vos vêtements, y compris les
serviettes et les draps.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Imprimer
Balkiss Hadoussa
Balkiss Hadoussa

La positivité est Contagieuse, partage la !