Le BAC : une épreuve difficile ou une pression sociale injustifiée ? 

Le BAC : une épreuve difficile ou une pression sociale injustifiée ? 

Le BAC : une épreuve difficile ou une pression sociale injustifiée ? 

L’examen du baccalauréat est sans aucun doute l’examen le plus connu, mais aussi le plus redouté de notre société tunisienne. 

Actuellement, 134 950 candidats se préparent à passer cet examen national qui débutera le 8 Juin 2022. 

“إن شاء الله فرحة ال BAC » : 

Cet examen est considéré par plusieurs comme étant l’ultime clé qui permet d’accéder plus tard au succès à la vie professionnelle. Parlons-en donc. En quoi consiste cette épreuve ? Pourquoi est-elle considérée si importante aux yeux de notre société ? 

Que signifie le fameux mot “baccalauréat” ? 

Pour comprendre la signification d’un mot, il est toujours intéressant de s’intéresser à son étymologie. Celle-ci permet de déchiffrer sa véritable signification et son origine. 

“Baccalauréat” tire son origine de la locution “bacca laurea” qui a pour signification « la couronne de laurier », une couronne qu’on remettait traditionnellement à un héros comme symbôle de gloire et de sagesse. 

Pourquoi l’épreuve du BAC a été créée  ?

Parmi nos élèves tunisiens, on en retrouve ceux qui maudissent celui qui a conçu l’examen du baccalauréat. Découvrons ensemble l’histoire de sa création. 

Le bac apparaît pour la première fois au XIVe siècle en France sous une forme différente à celle qu’on a actuellement. Cette épreuve, réservée aux garçons, se divisait en quatre « filières » : théologie, médecine, droit et arts.

À la suite de la révolution française, les universités ont été supprimées et l’épreuve du bac a été repensée par un certain Napoléon en 1808. L’épreuve du baccalauréat a connu de multiples réformes au cours du temps, notamment par le célèbre Jules Ferry. 

Qu’en est-il du premier baccalauréat tunisien ? 

Cette épreuve a été instaurée en Tunisie durant le protectorat français. C’est en 1891 qu’a eu lieu les premières épreuves du bac en tunisie, un bac consistant en une copie du baccalauréat français.

Après l’indépendance, le baccalauréat tunisien a connu une réforme révolutionnaire pour le pays puisqu’il s’agissait de la première fois où les candidats tunisiens passaient une épreuve conçue dans leur pays et adaptée au contexte socio-historique du pays. 

La société tunisienne inflige une pression hors norme quant à la réussite du BAC : 

Depuis tout jeune, le jeune étudiant tunisien subit une forte pression de la part de son entourage. En effet, les parents attendent chaque année le résultat de cet examen national avec beaucoup d’impatience. Cet examen est clairement un élément de réussite et d’intégration à la société. 

“شنوا بش يقولوعلينا الناس ؟”, “ شوف ولد خالتك شعمل”,  “خوك جاب mention في الباك”. De telles phrases sont sans cesse répétées aux jeunes qui arrivent en 4ème année secondaire, accablés de peur. 

Il est vrai qu’un minimum de stress (le positif) et d’adrénaline sont souvent requis pour exceller, mais on parle ici d’une grande pression normalisée et qui fait d’ailleurs partie du cursus scolaire. Une recherche sociologique mérite de porter sur ce sujet pour analyser d’une manière empirique notre société. 

À nos étudiants tunisiens, le BAC n’est pas un critère définissant votre réussite dans la vie. Il s’agit peut-être d’un moyen d’accès à la vie professionnelle, mais il n’est, en aucun cas, le seul moyen. 

L’éducation formelle, c’est-à-dire l’enseignement qui a lieu au sein des établissements scolaires avec un cursus prédéfini, est nécessaire. Il faut bien acquérir les connaissances enseignées au primaire, au collège et au lycée. Mais, ce qu’il faudrait mettre en tête est que ce qui importe le plus, c’est le fait d’essayer, de fournir des efforts et de se découvrir au fur et à mesure pour trouver le chemin qui nous est adéquat (étude, art, sport, etc). 

Pensez-y différemment ! 

Le BAC n’est qu’une épreuve parmi tant d’autres au cours de notre vie. Il s’agit d’une expérience qui doit apprendre au jeune tunisien à mieux gérer son temps et son énergie et à faire face aux difficultés rencontrées.

Si vous réussissez à cette épreuve, félicitez-vous et soyez-en fiers. Si vous n’y réussissez pas, félicitez-vous aussi parce que vous avez fait de votre mieux. Réessayez et n’abandonnez jamais. Il faut toujours continuer à apprendre et à progresser dans ce qui vous passionne réellement. Parce que oui, c’est ce qui compte le plus !  

Nous, l’équipe de Yaluna, sommes fiers de vous.

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Kenza Feki
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