Le confinement, amertume ou douceur ?

Le confinement, amertume ou douceur ?

Le confinement, amertume ou douceur ?

Nous y sommes encore une fois. Un nouveau pic commence à prendre de l’ampleur et un sentiment de « déjà-vu » s’installe une fois de plus : un confinement s’annonce avec un paquet d’habitudes et d’événements qui le suivent.

En général, certains vivent très bien le confinement et y trouvent refuge tandis que d’autres y goûtent l’amertume de l’enfer.

Un facteur très important qui participe à trancher cette préférence pour l’isolement demeure le concept de la dualité introversion/extraversion, introduit dans le monde de la psychologie par Carl Jung. Ce concept dicte que les extravertis prennent leur énergie des interactions sociales. Ces derniers, êtres énergétiques, amateurs de sorties et de foules, aiment le contact avec autrui et le trouvent vital. Leur humeur s’améliore au contact des autres. Tandis que les introvertis qui sont des êtres intimes et solistes de nature, trouvent leur confort dans leur monde intérieur et dans le calme et la sérénité, tirant leur énergie de leur solitude. Ces derniers semblent bien plus équipés que les extraverties pour confronter l’isolement du confinement. Mais est-ce vraiment le cas ?

Les extravertis : première victime du confinement :

Vidés de leurs batteries, dont la seule alimentation vient de leurs liens interpersonnels, les extravertis se retrouvent désorientés dans une situation critique. 

Sans l’énergie relationnelle, ils s’étiolent et se fanent tels que des fleurs déshydratées.

Ils puisent leur énergie dans le contact avec les autres. Ils sont dynamisés par l’interaction avec l’extérieur. Ils aiment les activités en groupe.

C’est ce qui rend leurs quotidiens durant le confinement plus difficiles que d’habitude. Plus de sortie en foules, plus de soirée ou de visite dans des endroits pleins, quoi de plus cruel pour les extravertis ?

Introvertis :amis du confinement :

L’obligation de rester confiné chez soi, n’est pas une catastrophe en soi pour les introvertis qui, eux, se sentent dans leurs habitats naturels de cette manière mais d’une façon plus exigeante et saluée que ce qu’elle ne l’était avant.

Leur penchant pour l’individualité et le calme rend les introvertis très sereins avec l’idée de la mise en quarantaine. Cela leur évite les pertes d’énergie inutiles et la conformité forcée aux codes sociaux. 

Cependant, les exceptions ne sont pas rares…

Ceci dit, bien qu’une bonne partie de ces derniers se retrouvent dans leurs éléments au confinement, cette mise en quarantaine ne reste pas sans dégât pour certains dans cette catégorie.

En effet, les extravertis sont bien armés de leur capacité d’extériorisation, qui leur permet de soustraire leur anxiété et leur mal-être, contrairement aux introvertis qui eux, ne savent pas comment exprimer leur mécontentement si la situation en question ne leur est pas favorable.

Bien que les introvertis n’adhèrent pas aux contacts sociaux forcés, ils préfèrent choisir la manière avec laquelle ils rencontrent des gens, sans leur imposer quoi que ce soit. Après tout, les introvertis aiment aussi être en contact avec des tierces personnes, mais dans un cercle plus intime.  

Quoi faire alors ?

Introvertis ou extravertis, il faut savoir se confronter au confinement en préservant sa santé mentale et physique :

  1. Installer une routine ou ne pas perturber celle qui existe :

Le confinement déstabilise le rythme de notre vie. Il est donc impératif de garder ou de créer des habitudes saines tel que l’organisation de sa journée dans un agenda, bouger, se divertir avec des moyens hors-écran comme la lecture… Ceci évitera le déboussolement total.

  1. Extérioriser ses émotions : 

Il est très important dans cette phase d’exprimer ses émotions et de les partager avec autrui. Les garder très longtemps pour soi risque de déclencher un bouton d’autodestruction.

  1. Le soutien :

Ne pas hésiter de soutenir autrui en cas de besoin et surtout se soutenir sois même dans une période ou il y a limitation de ressources.

  1. S’informer consciemment :

Éliminer les sources d’informations qui ne sont pas fiables se persécute positivement sur notre santé mentale. Il est important de se maintenir informé, mais à travers des sources dans lesquelles on peut avoir confiance.

  1. Tisser les contacts sociaux :

Même dans cette période où on limite nos sorties et nos visites à nos proches, il est important de garder contact avec eux. Ceci-dit, pas au point de se sentir envahi par les messages et les coups de téléphone.

Bien que la période du confinement est un refuge au paradis pour certains, c’est une véritable torture pour d’autres. Il est donc nécessaire de garder bonne mine, physiquement et mentalement durant cette épreuve bien que difficile, reste éphémère.

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Ayoub Bahroun
Ayoub Bahroun

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