Les jeux vidéo : une source d’inquiétude ou de bonheur ?

Les jeux vidéo : une source d’inquiétude ou de bonheur ?

Les jeux vidéo : une source d’inquiétude ou de bonheur ?

En 2022, le jeu vidéo est le premier marché mondial culturel avec un chiffre d’affaires presque égal à 93 milliards de dollars en 2021. Ce secteur est en pleine évolution grâce aux avancées technologiques liées au numérique et au digital.

L’histoire : Premier jeu vidéo ? 

Pendant les années 1950, dans des universités américaines, des étudiants et professeurs inventifs ont développé des jeux simples sur ordinateur. «Tennis for Two », développé en 1958 par Robert Dvorak, est considéré comme le premier jeu vidéo composé d’un oscilloscope et permet à deux personnes de se renvoyer un point de lumière.

L’industrie du jeu vidéo :

Comme on l’a dit précédemment, le jeu vidéo est une industrie pour les grandes entreprises et les développeurs mais un moyen de loisir et une source de plaisir pour les enfants et les adolescents.

Une industrie qui a connu une croissance très rapide, avec un nombre de joueurs estimés dans le monde entier en 2021, représente 2,7 milliards de personnes, soit plus d’un tiers de la population mondiale.

Malgré les chiffres marqués et la passion de ses enfants, la plupart des parents, inquiets de ses méfaits, sont totalement contre l’idée des jeux vidéo, passer des heures devant un écran, se faire des amis dans le monde digital…etc. 

Les méfaits des jeux vidéo :

Le risque majeur des jeux vidéo est le phénomène d’addiction qui se manifeste avec la pratique excessive, c’est-à-dire joué plus d’une trentaine d’heures par semaine. Cette pratique extrême a un énorme impact sur la personnalité, la santé mentale et physique ainsi que les relations sociales.

D’après l’OMS le trouble du jeu vidéo est défini comme : « un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

Il y a plusieurs signes plus ou moins visibles qui doivent alerter les parents puisque les symptômes d’addiction aux jeux vidéo sont généralement toujours les mêmes.

Les principaux symptômes de l’addiction aux jeux vidéo selon l’IFAC sont :

  • Un temps important passé à ces pratiques et surtout un temps pris au détriment d’autres activités nécessaires à l’équilibre par exemple : les relations sociales, amicales et familiales. (Exemple : Isolement au domicile).
  • Une incapacité à contrôler ce temps et à réduire son temps de jeu.
  • Des répercussions sur le travail scolaire ou professionnel.
  • Des répercussions sur l’équilibre alimentaire ou le sommeil.
  • Une souffrance psychique attachée à l’utilisation des jeux vidéo : tristesse, anxiété, agressivité, réduction d’un malaise.

*L’OMS est l’Organisation mondiale de la santé.

*L’IFAC est l’Institut Fédératif des Addictions Comportementales.

La plupart du temps, les jeux vidéo offrent un contenu violent. Et puisque les joueurs ne sont pas seulement des spectateurs mais aussi des acteurs, il faut que vous faites attention à vos petits enfants qui sont généralement fragiles et sensibles. Il est souhaitable que l’espace réservé aux jeux vidéo soit près de la zone de l’habitation réservée à toute la famille. De cette façon, le jeune ne se retrouve pas isolé face à son écran. 

Les bienfaits des jeux vidéo : 

En réalité, les jeux vidéo ne sont pas toujours mauvais pour vous. Parfois, ils améliorent votre vie.

Plusieurs études universitaires indiquent que jouer aux jeux vidéo a beaucoup d’avantages physiques et psychologiques.

  • Les jeux vidéo développent le volume de la matière grise : 

Au cours d’une étude allemande, les chercheurs ont observé un groupe de personnes jouant aux jeux vidéo 30 minutes par jour sur une durée de deux mois. Cette croissance développe la formation de mémoire, la mise en place de stratégie et l’augmentation de la matière grise dans plusieurs parties du cerveau.

https://www.kurzweilai.net/video-game-playing-found-beneficial-for-the-brain

  • Les jeux vidéo favorisent la créativité :

Dans une étude réalisée en 2019 par l’Université de l’lowa, ils ont surveillé plusieurs aspects physiques et cognitifs des joueurs en leur faisant passer des tests variés. Entre autres résultats observés, c’est la créativité des joueurs qui se démarque par rapport à celle des non joueurs. 

Cette étude a montré que certains jeux de constructions comme Minecraft et Lego peuvent booster et stimuler la créativité positivement.

https://www.sciencedaily.com/releases/2019/07/190708140051.htm

  • Les jeux vidéo développent les aptitudes sociales : 

Selon les recherches du Docteur Jackie Gerstein qui se base sur plusieurs études, l’image du fameux « no-life » qui colle aux joueurs est complètement fausse.

D’après elles, les jeux vidéo permettraient de favoriser le travail personnel sur la conscience et la maîtrise du soi : comme la gestion des émotions et la connaissance de ses forces et ses faiblesses. 

Aussi, ils permettraient de  favoriser la conscience de l’autre et les compétences relationnelles comme : l’esprit du travail en groupe et la cohésion de groupe face à un obstacle.

https://usergeneratededucation.wordpress.com/2013/02/11/games-and-social-emotional-learning/

  • Les jeux vidéo aident les enfants dyslexiques à lire : 

Une université italienne a utilisé une méthode originale au cours d’une étude sur des enfants. Des enfants ont été séparés en deux groupes : les premiers jouaient à un truc et les autres à un truc un peu plus stimulant. Il se trouve que ces derniers ont montré de meilleurs résultats en lecture au terme de l’expérience. C’est avéré que les jeux les jeux d’action attirent rapidement la capacité d’attention visuelle des joueurs.

https://www.huffpost.com/entry/video-games-dyslexia_n_2805895?guccounter=1

Un traitement alternatif :

Michael Stora, un psychologue, un psychanalyste et un spy-gamer qui a trouvé le chemin pour soigner les enfants qui jouaient beaucoup à « Fortnite » en jouant à « Zelda Breath of the Wild ».

La méthode du traitement alternatif a débuté quand monsieur Stora a commencé à recevoir des cas de parents paniqués et inquiets et surtout en colère contre leurs enfants, généralement des garçons, qui jouaient à Fortnite de manière excessive.

Zelda Breath of the Wild est un jeu qui confronte le joueur au calme, même à la dépression et à l’échec.

Ce jeu donne le sens d’avancer dans un jeu, pas pour trucider l’autre, mais pour pouvoir avancer pour sa propre réussite. Les personnages du jeu, même les monstres, sont comme des co-thérapeutes ou des psychodrames. Il justifie la violence qui est une violence graphique dans un contexte, une histoire et même dans un cadre et des règles qui vont contenir le joueur.

« Les jeux vidéo comme objet de recherche » :

Dans leur livre « Les jeux vidéo comme objet de recherche », les deux professeurs Hovig Ter Minassian et Samuel Rufat montrent que les jeux vidéo sont fabriqués comme des objets de consommation courante, vendus en grandes surfaces, condamnés ou encensés par les médias et soutenus par la puissance publique. Grâce à l’émergence d’une génération de journalistes, enseignants, chercheurs ou cliniciens qui ont grandi dans l’univers des jeux vidéo, ces derniers commencent à être constitués en objets de science. 

Ce livre analyse l’histoire de naissance du terme géographie et « game designer », la typologie et la structure méthodologiques des jeux vidéo…etc. Un livre très intéressant pour les fans des jeux vidéo ou les curieux qui cherchent à mieux comprendre le monde numérique et virtuel des vidéo games. 

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Balkiss Hadoussa
Balkiss Hadoussa

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