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Peut-on se défaire des commérages si profondément ancrés dans nos coutumes ?

Peut-on se défaire des commérages si profondément ancrés dans nos coutumes ?

Peut-on se défaire des commérages si profondément ancrés dans nos coutumes ?

« T’as vu sa nouvelle voiture ? Je suis sûr qu’il a dû contracter un crédit sur 10 ans pour pouvoir se la payer… », « J’étais invitée à leur mariage et je peux te dire que ça ne va pas durer… », « Trouve-toi un homme riche comme ta cousine et arrête de nous ramener des vauriens »

Ce serait mentir que de dire que les tunisiens ne sont pas sensibles aux ragots. Qui n’a jamais tendu l’oreille pour écouter les dernières rumeurs du quartier ? 

Et ce n’est pas pour rien si des émissions telles que « عندي ما نقلك » ou « المُسامح كريم » cartonnent autant chez nous : les ragots font partie intégrante de notre culture.

Il faut toutefois s’accorder sur un point : cette curiosité malsaine ne mène à rien, si ce n’est qu’elle nous empêche d’avancer dans nos propres vies.

Le temps ne s’achète pas… 

Si on perdait moins de temps à regarder ce qu’il se passe dans le jardin du voisin et à critiquer les actions des uns et des autres, il est certain que l’on aurait plus de ressources pour nous consacrer à des buts qui en valent vraiment la peine.

Ce temps pourrait servir à nous concentrer sur nos propres projets, à lancer cette idée d’entreprise que l’on n’a jamais osé développer, à quitter ce job que l’on n’a jamais aimé, à reprendre ces études que l’on aurait souhaité ne jamais arrêter.

Ce temps pourrait servir à revoir notre façon de dépenser, à réétudier nos budgets, à planifier ce voyage de rêve.

Ce temps pourrait servir à faire plus attention à nos petits frères ou à nos enfants, à discuter avec eux de leurs problèmes à l’école, à ouvrir avec eux le débat de ces tabous que la société nous impose, à leur donner confiance en eux et en l’avenir, mais aussi à réfléchir à des moyens de les aider à s’épanouir davantage et à devenir des adultes mentalement stables.

Et si casser du sucre sur le dos d’autrui était un moyen d’éviter sa propre misère ?

Ce n’est pas en guettant les allées et venues de nos semblables que nos problèmes de couple s’arrangeront, que nos rêves se réaliseront ou que l’on arrivera à faire carrière.

Certes. 

En revanche, attirer le regard sur ce qu’il se passe chez l’autre est peut-être un moyen de détourner l’attention de sa propre situation.

Serait-ce là le témoin de la souffrance d’un peuple ?

Le pire dans tout cela est sans doute le fait que puisque tout le monde agit de la même manière en essayant de camoufler ses échecs, nous sommes tous persuadés que les autres ne connaissent que des réussites dans leur vie.

En réalité, nous ne sommes que des acteurs qui jouent au théâtre de la vie et qui pensent tromper les autres, mais les seuls que nous trompons en agissant ainsi, c’est nous-mêmes.

Le plus riche n’est pas le plus heureux. 

De même que le plus pauvre est bien plus épanoui que beaucoup de riches.

La richesse, le nombre d’enfants, la quantité de diplômes, le succès ou encore la longueur d’une carrière ne font pas des gens heureux et ce, même si la société moderne essaye de nous persuader du contraire.

Le bonheur quant à lui ne s’atteint pas, il se crée. 

Apprécier les petites choses du quotidien fait déjà partie du bonheur.

Le jour où l’être humain comprendra cela, il comprendra aussi que chacun connaît des hauts et des bas. 

Il comprendra que derrière cette belle voiture se cachent peut-être des années d’études et de souffrances, que derrière ce beau mariage se cachent peut-être énormément d’obstacles et de disputes, ou encore que derrière ce couple en apparence si parfait se cachent peut-être des trahisons et des mensonges.

Personne n’a la vie parfaite, pas même Bill Gates ou Jeff Bezos.

Chaque jour, des gens apprennent qu’ils sont atteints d’un cancer, qu’ils ont perdu toutes leurs économies, qu’un de leurs proches est décédé, qu’ils n’auront jamais d’enfants, qu’ils sont virés de leur travail ou découvrent qu’ils sont cocus.

Chacun affronte des épreuves dans sa vie et personne n’aime dévoiler ses faiblesses aux autres. 

D’ailleurs, ces dernières années, on a beaucoup critiqué le fait que les utilisateurs d’Instagram n’y dévoilaient que les aspects positifs de leur vie, comme si cette dernière était parfaite et sans défaut.

Mais la vérité est que l’avènement des réseaux sociaux n’a fait qu’accentuer un trait appartenant à la nature humaine, celui de vouloir dissimuler ses faiblesses à tout prix.

La raison cachée derrière cela est néanmoins compréhensible et intelligible puisque vos ennemis essayeront toujours de tirer sur la corde sensible pour mieux vous atteindre.

Mais nous ne sommes pas obligés d’attirer le regard sur les faiblesses des autres et de blesser autrui dans le seul but de détourner l’attention de nos propres faiblesses. 

De même que nous ne sommes pas obligés d’être mauvais pour paraître plus forts ou intouchables.

Chacun sa destinée… 

Il est temps d’ouvrir les yeux et de voir les choses en face : il n’y a que votre propre vie qui compte.

Seuls vos projets, votre carrière, votre épanouissement, votre famille et les choses qui sont chères à vos yeux, ont de l’importance.

Apprenez à ne compter que sur vous et sur vous-même car si vous ne croyez pas en vous, en vos projets et en votre avenir, personne ne le fera à votre place.

Si vous ne vous battez pas pour décrocher le job de vos rêves, pour faire les études qui vous plaisent ou pour vous marier avec la personne de votre choix, personne ne le fera à votre place. 

Pire encore, vous serez alors seul à devoir assumer les décisions que d’autres auront prises à votre place.

Copier les autres n’est pas non plus une option envisageable. Que ce soit à l’école ou dans la vraie vie, les pâles copies n’ont en effet jamais reçu de meilleure note que l’originale.

Il n’y a malheureusement pas de baguette magique car derrière tout grand accomplissement se cachent beaucoup de fatigue, de sacrifices et de concessions. 

Et en général, plus la réussite est grande, plus les coulisses sont effrayantes.

De toutes les façons, à la fin de la journée, quand les lumières s’éteignent et que chacun rentre chez soi, il ne reste que vous et vous seul devant votre miroir. 

De là, deux options s’offrent à vous : continuer de contempler les réussites autour de vous alors même que vous êtes paralysés par la peur et les regrets dans le noir, ou décider qu’il est temps de rejoindre la lumière en prenant votre destin en main.

Pas besoin non plus d’attendre votre anniversaire ou le 1er janvier pour prendre de nouvelles résolutions. 

Chaque jour qui passe est une opportunité de plus de changer votre vie qui vous file entre les doigts.

Le monde sera à votre portée si vous décidez qu’il en sera ainsi. 

Quant au bonheur, il se tient sur le pas de votre porte, il suffit de lui ouvrir pour le laisser entrer dans votre vie.

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Inès Abdelmoula
Inès Abdelmoula

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