Réchauffement climatique : une problématique qui ne date pas d’aujourd’hui

Réchauffement climatique : une problématique qui ne date pas d’aujourd’hui

Réchauffement climatique : une problématique qui ne date pas d’aujourd’hui

On en entend parler assez souvent mais surtout on le ressent de plus en plus ; le réchauffement climatique est devenu l’une des préoccupations majeures de la population de la planète terre. Des vagues de chaleur extrêmes, un froid glacial, sécheresse, forêts en feu, etc. Tout ce qui vient d’être cité est lié à ce fameux phénomène de réchauffement climatique. Dans ce premier épisode, on va découvrir ensemble l’époque à laquelle remonte la découverte de ce phénomène et son explication scientifique.

Les premières observations commencent en … 1666 !

Il faudrait probablement revoir la récence du phénomène car les premières constatations auraient été faites d’après la littérature en 1666. Il s’appelle Henry Stubbe, le physicien anglais qui a rapporté que le climat de l’île jamaïquaine où il vivait a été modifié à cause de l’activité humaine. En effet, il remarque que la déforestation massive de l’homme a engendré un manque des pluies et une sécheresse partielle sur l’île.

Alexandre Von Humboldt, naturaliste allemand, a fait le même constat en 1799 au Venezuela lors de son expédition en Amérique du Sud. Les avis sont partagés sur qui était le premier homme à publier dans un journal scientifique sur le sujet du changement climatique : Henry Stubbe ou Alexandre Von Humboldt ?

Une chose est sûre, de telles observations se sont succédées au fil des siècles mais sans qu’il y ait une concrétisation et une attention collective accordée à ce sujet.

Des avancées scientifiques au cours du 19éme siècle : 3 dates à retenir

En 1824, le physicien français Joseph Fourier publie son ouvrage « Remarques générales sur les températures du globe et des espaces planétaires » dans lequel il conclue que la température du sol est augmentée par l’interposition de l’air. En d’autres termes, la température du sol dépend de la composition de l’air. Il pose ainsi la pierre de base de « l’effet de serre », phénomène responsable du réchauffement climatique.

En 1857, la physicienne américaine Eunice Newton Foote effectue une énorme avancée scientifique en mesurant la température interne de cylindres en verre exposés au soleil contenant différents gaz. Elle arrive à la conclusion que le CO2 retient bien la chaleur et qu’une atmosphère enrichie en ce gaz augmenterait la température de la terre. Ces résultats sont publiés dans son ouvrage « Circumstances Affecting the Heat of the Sun’s Rays »

Il fallait attendre l’année 1896 pour avoir la première estimation de l’impact du CO2 sur la température terrestre, faite par le suédois Svante August Arrhenius (prix Nobel de Chimie 1903). Influencé par les travaux de Joseph Fourier, il découvre ainsi « l’effet de serre » et devient le pionnier de la modélisation de la contribution du CO2 à l’augmentation des températures. Il estime qu’un doublement de la quantité du CO2 dans l’atmosphère augmenterait la température moyenne de la terre de 4°C.

« Effet de serre »

Il existe des gaz qui sont appelés gaz à effet de serre comme le CO2, la vapeur d’eau et le méthane. Ces gaz ont la propriété d’absorber le rayonnement émis par la surface de la terre (qui a pour but de la refroidir) et le réémettre dans toutes les directions y compris celle du sol pour venir s’ajouter au rayonnement solaire naturel.

Une concentration élevée de ces gaz signifie plus de rayonnement sur la surface de la terre et donc une température plus importante. Ce phénomène est « l’effet de serre » défini par le processus naturel résultant de l’influence de l’atmosphère sur les différents flux thermiques contribuant aux températures au sol d’une planète.

Enfin, « l’effet de serre » est une expression utilisée dans le cadre d’une vulgarisation du réchauffement climatique. Dans le milieu scientifique, on parle plutôt de « Forçage radiatif ».

Accélération des travaux scientifiques à partir des années 1950

En 1957, Roger Revelle et Hans Suess prouvent que l’océan n’absorbe qu’une partie du CO2, le reste s’accumule dans l’atmosphère. Ceci déclenche une alerte chez les scientifiques et les travaux de recherche se succèdent à partir de ce moment.

En 1958, l’américain Charles Keeling mesure le taux de CO2 dans l’atmosphère. La fameuse courbe de Keeling qui trace l’évolution de ce taux au fil des années montre dans les années 1970 une augmentation constante. On découvre ainsi la contribution anthropique (liée à l’activité humaine) à l’effet de serre et la présence d’autres gaz à effet de serre à côté du CO2.

Ce qu’il faut retenir :

·  Le début de la climatologie date de la fin du 19eme siècle et la prise de conscience réelle commence à partir des années 1970

·  L’effet de serre est le phénomène scientifique qui explique le réchauffement climatique

·  L’activité humaine accélère l’effet de serre et intensifie son impact

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Mohamed Ali Derbel
Mohamed Ali Derbel

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